23 mars 2010

Le sacrifice

Mon père est décédé, il y a déjà une semaine. Suzie, ma soeur journaliste, et moi, nous lui avons servi un dernier hommage dont il se souviendra éternellement. Samedi dernier, devant notre famille de sang (et de sens), nous lui avons offert un véritable bien cuit (sans mauvais jeu de mots). Les gens ont littérairement craqués devant une approche aussi originale, sensible et vivante. À tel point, que j'ai presque dû convaincre ma mère que ce n'était pas une bonne raison de mourir.

Comment vous remercier de combler, par votre présence et vos manifestations d'amour, le grand vide qu'il laisse dans mon coeur? Cette situation particulière nous a tous fait prendre conscience du sens et de l'importance des vivants.

Devrons-nous sacrifier un autre d'entre nous pour ne pas l'oublier? Si oui, lequel?

Drôle à mourir

(extrait de l'hommage à mon père décédé le 15 mars 2010)

Ni le plus fort, ni le plus courageux, ni le plus parfait, mon père était un homme bon. Généreux, entreprenant, amoureux et nostalgique, il répétait souvent : « On est si bien à la maison. » Pour lui, la seule chose qui pressait plus que partir, c’était revenir… Dieu aura du travail à faire pour le retenir, mais il ne s’ennuiera pas avec lui, car il est diablement attachant et drôle à mourir.

Herman, son ami fidèle, vient d’apprendre qu’il va nous quitter et lui dit : « Jean-Yves, je t’ai toujours suivi et je le ferai encore cette fois… » Il lui répond : « T’aurais pas envie de passer devant, juste une fois? » Jacqueline, infirmière aux soins palliatifs, entre dans sa chambre et le découvre immobile, suspect et sans souffle. Elle s’approche en douceur... Il ouvre subitement ses beaux yeux bleus et lui dit : « Je t’ai eue! » C’était déjà hier… quelques heures à peine avant de tous nous avoir!

Allo, allo… Dieu? Juste pour t’avertir qu’il arrive… au cas où tu déciderais de prendre ta retraite.

Si vous avez le goût d'exprimer vos condoléances...

12 novembre 2009

Majeur et vacciné ?

Je n’ai pas quitté famille, maison, métier pour m’engager dans la ruée vers le vaccin. Je n’ai pas envisagé une réorientation professionnelle comme hockeyeur professionnel. Je ne suis pas devenu un disciple d’Abbott pour survivre à la fin du monde. Je n’ai pas fui l’urgence pour me terrer dans un bunker aux murs tapissés de gousses d’ail. Je n’ai pas liquidé mes REER pour quelques gouttes du divin liquide. Je n’ai pas acheté de coupons pour participer à la loterie. Je n’ai pas sacrifié mon voisin au profit de mon animal de compagnie. Je ne suis pas mort d’une pneumonie en passant des heures dehors dans une file d’attente.

Je résiste encore à la tentation du jus miraculeux qui me rendrait immortel. C’est mortellement ennuyant l’immortalité et démesurément long l’éternité... Et vous savez quoi? Je suis encore plus vivant et pour le reste de ma vie.

Je suis majeur et NON vacciné. Et vous ?

Pour ou contre la couverture électrique ?

De toute ma vie, je n’aurais jamais imaginé assister à une telle hystérie collective que celle autour du H1N1. Ça me renverse de voir à quel point les médias (qui, nous le savons pourtant tous, se gargarisent de drames, de scandales et d’histoires morbides) peuvent troubler le jugement critique de toute une population au point de lui faire perdre le contrôle, sans aucun motif valable. Je n’ose penser à ce qui pourrait se passer devant un véritable problème.

Qu’en pensez-vous ?

Comment vivre vieux et en mourir en santé ?

Il n’y a pas de miracle pour ça, juste ce petit conseil du bon docteur Well Be : L’obésité, la sédentarité, la malbouffe, le tabagisme, le stress sont nos pires ennemis. Malheureusement, contre ces problèmes (non insolubles), il n’existe aucune piqûre, aucune pilule, aucun vaccin. Les seuls remèdes efficaces sont la conscience, la volonté, l’action et la persévérance. Quatre éléments préventifs essentiels (non injectables) contre lesquels plusieurs d’entre nous semblent déjà immunisés ou simplement allergiques.

Dévoilez-nous vos secrets de vie...

7 mai 2009

Êtes-vous un mouton noir ?

Cliquez pour voir derrière
Il y a des moutons noirs qui ne suivent pas les autres, d’autres qui les suivent et ceux que les autres suivent. Peu importe ce qu’ils font, la différence avec les autres frisés, c’est qu’un mouton noir SAIT toujours pourquoi il le fait! Si, comme lui, vous refusez de suivre bêêêtement le troupeau, vous êtes aussi un « mouton noir ». Soyez fier de l’être et affichez votre couleur!

Pour mon plus grand plaisir et le vôtre, je m’associe à mon bon ami et complice, l’illustrateur Bruce Roberts (Cœurs à louer), pour créer une nouvelle série de t-shirts qui défrisent et dérident… Bruce et moi rêvons de voir bientôt défiler dans les rues des hordes et des hordes de « moutons noirs »… parfaitement assumés.

Vous vous demandez pourquoi votre mouton est imprimé en blanc? Remarquez que le t-shirt est noir et rappelez-vous celui qui le porte… Le mouton noir n’est pas toujours celui que l’on croit.

Vous, oui vous, êêêtes-vous un mouton noir ?

Vive le printemps !

Si l’homme a ses humeurs, la nature aussi a les siennes… Ses syndromes prémensuels, ses bouffées de chaleur saisonnières et ses multiples grossesses printanières. Je profite de cette magnifique saison, pleine de toutes les promesses et de toutes les prouesses, pour vous pousser à sortir de votre hibernation. J’aimerais partager avec vous un court texte que je viens de clavarder à une jeune patiente et amie (trop débordante de potentiel mésestimé) qui, comme beaucoup d’autres, tarde à suivre l’exemple de la vie qui renaît spontanément, sans se poser de questions, tout simplement parce que c’est dans ses gênes et que le temps est venu de le faire.

« Tu es le bourgeon au printemps qui grelotte dans son cocon en attendant la caresse du soleil... Tu es la fleur dans son bouton qui retient son parfum pour ne pas attirer le bourdon... Tu es la graine de vie qui hésite à se saouler d’eau de pluie pour éclore, s’éclater et oser se pousser à la lumière... Tu es l’oiseau migrateur qui tarde à construire son propre nid, au sud et à l’abri, pour y couver et y élever ses petits... Tu veux t’envoler? Change d’air, sors tes plumes et invite le vent à valser. Aie confiance en toi! Tu es à la fois la feuille, la fleur, l’arbre et l’oiseau qui le fait chanter… Deviens ta maison et ta vie. »

Vive le printemps!

Qui mène le bâteau ?

Tous les jours, comme médecin et comme Terrien sensible aux autres, je croise des gens éprouvés par la vie. Qui d’entre nous ne l’est pas, à un moment ou à un autre? Chaque jour, je réalise que le bonheur n’est pas un état, mais plutôt une attitude et que cette attitude est très souvent conditionnée par notre tendre (ou moins tendre) enfance.

Plus ou moins consciemment, nos expériences de jeunesse influencent notre manière de penser, d’aborder la vie et d’accéder au bonheur ou… de l’éviter. En orientant nos choix et en limitant notre capacité de « croire en nous », elles réduisent nos possibilités et notre réalisation. En prendre conscience, c’est reprendre le gouvernail de notre vie plutôt que de laisser la fatalité nous mener en bateau. La mer restera la mer, mais le voyage prendra un tout autre sens.

11 mars 2009

Joyeux Anniversaire!


28 juillet 2008

Pirate d'eau douce

L’écume au crâne, les os au vent
Je bats pavillon noir
Fier descendant de corsetière
Flibustier de voile en cale
Je retrousse les jupes des mers
… et des sirènes.

Amputé d’un ongle incarcéré
Balafré, sous le pied droit
L’œil gauche recouvert d’une lentille cornélienne
J’effraie les raies (toutes raies confondues)
Je n’épargne ni l’écrevisse
…ni le vice.

Mais,

Pirate au cœur de guimauve,
Toutes les nuits
J’endors mon trésor
Dans l’écrin de mes bras
Lui promettant mers et monde
… pour demain midi.
Photo: L. Lauzon