mardi, décembre 21, 2004

Coucheriez-vous avec une travailleuse du texte?

Même le maire de Bécancour m’a téléphoné… Rarement un courriel mensuel aura soulevé tant de passions. Voici quelques-unes de vos réactions :

« Avoir qualifié cette dame de "Travailleuse du texte"… Ouf, je te trouve très culotté! » (Lise Tremblay)
Déculotté ne serait-il pas plus exact?

« Vous savez, si elle désire ne pas faire partie de la région de la Mauricie, le nord du nord de l'Abitibi pourrait lui offrir l'asile rêvé, que des arbres, des petits zoizeaux et des mouches noires… » (Louis Leprince)
Finalement, il y a plein de bouleaux pour elle… prêts à s’effeuiller pour quelques heures de lumière de moins par jour.

« J'ai savouré ton texte du début à la fin, quoiqu'en m'y reprenant à deux fois pour saisir le passage de la jeune Allemande… » (Marie Roberge)
Personnellement, je flirte avec une belle Italienne depuis au moins dix-huit ans. Elle a des courbes à faire… capoter. Tandis que mon voisin se fait rouler par une grosse Américaine, ma blonde sort parfois avec une très jolie Japonaise. Et j’adore me joindre à elles.

« Bravo, fort bien tourné, percutant et surtout... nécessaire. » (Frank Brisson)
Cela prouve bien que ce n’est pas le plus vieux métier du monde par caprice mais bien par obligation.

« J'ai besoin des autres pour poursuivre mon cheminement en création poétique, sinon je sécherais ou ce que j'écrirais n'en serait que simple littérature bien léchée présentée en vers libres pour la dissection dans les institutions de "haut savoir". » (Huguette Bertrand)
On a toujours besoin des autres… ne serait-ce que pour nous lire et nous applaudir.

« Ta missive monte aux barricades et ravive en moi l'espoir qu'il y a des artistes comme toi qui ont un coeur d'humain. » (Mario Courchesne)
Est-ce un compliment? Si oui, merci. Sinon, tant pis.

La question : Vous, coucheriez-vous (sur papier) avec une travailleuse du texte? Combien seriez-vous prêt à payer pour vous faire écrire l’amour? Confiez-vous!

4 Commentaires:

At mercredi, décembre 22, 2004, Blogger Linda a écrit...

Ce message a été supprimé par un administrateur du blog.

 
At dimanche, janvier 09, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Seulement si elle a de l'inspiration... et de grandes aspirations :-)

 
At mercredi, janvier 19, 2005, Blogger Linda a écrit...

N’ayant déjà pas une santé de plomb, j’ai mauvaise mine seulement à penser à toutes ces maladies transmissibles textuellement. Ces professionnelles du texte connaissent de la littérature ce qu’une péripatéticienne connaît de l’amour. Leurs caresses durent seulement le temps que met le mot dit à se rendre compte que le silence l’aurait mieux servi. Je préfère m’étendre sur la poutre dans l’œil d’un écrivain artisan plutôt que finir sur la paille dans l’oeil d’une travailleuse du texte. Quant au prix à payer pour me faire écrire l’amour…je suis prête à aimer!

 
At lundi, février 07, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

La travailleuse du texte vous envoie le petit mot qu'elle a lu lors du fameux gala. Monsieur était sans doute dans les nuages ou dans un état de profonde déception, car il a grandement déformé mes propos. De plus, Monsieur est bien mal informé, car je ne vis pas que de prix et de bourses, je travaille aussi, mais pas au salaire d'un médecin. Je ne me promène donc pas en Mercedès, mais bien à bord d'une Ford usagée. Voilà le texte:

Quand on reçoit un prix, on reçoit par la même occasion un droit de parole.

Voici donc :

Point 1 : quand on me demande d’où je viens, je dis de la région de Trois-Rivières, capitale de la poésie. Pourquoi? Parce que je vois le pont de chez-moi, parce que la plupart de mes activités culturelles ont lieu à Trois-Rivières, et ce, depuis au moins 20 ans, et bien sûr parce que mon éditeur de poésie est trifluvien. Alors vous comprendrez sûrement l’état de choc dans lequel je fus plongée en apprenant que Trois-Rivières ne devait plus être mon point de repère culturel.

Point 2 : On dit souvent «un joueur de tennis professionnel, un professionnel de la santé», mais dans le domaine culturel, on est constamment en train de mettre entre guillemets le mot professionnel, pourquoi? Pourtant on accepte bien de faire la différence entre un joueur de tennis amateur qui joue l’été durant ses vacances et celui qui s’entraîne chaque jour, se perfectionne, doute de son jeu, se reconstruit après chaque partie, fait certaines prises de conscience qui l’amènent à ne pas copier le style de jeu de l’un ou de l’autre, mais à découvrir sa propre façon de frapper la balle… ce qui n’arrive pas en deux ou trois parties, mais en plusieurs années de pratique et de recommencements.

Point 3 : À l’avenir quand on me demandera d’où je viens, je dirai de Bécancour, là où il y a une centrale nucléaire, là où l’on a commencé à construire une centrale thermique équivalant à 400 000 voitures roulant dans le parc industriel de Bécancour. Bon, reste le fleuve… mais jusqu’à quand.

Merci

 

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