Vendriez-vous votre auto pour un tableau?
Moi, je l’ai fait en 1982. J’étais étudiant en médecine à Québec. J’étais tombé en amour avec une toile de Richard Hétu intitulée « La complainte des arbres fruitiers ». Prix : 4000 $. Une véritable fortune pour un étudiant à l’époque. J’ai fait une vraie folie! De celle que l’on ne fait pas assez souvent dans sa vie, mais dont on parle jusqu’à la fin de ses jours. Vingt ans plus tard, cette œuvre me fait toujours voyager. Je doute que l’acheteur de ma voiture puisse en dire autant. Vous vous demandez probablement si je l’ai regretté… Une seule fois, lorsque j’ai vu un autre tableau qui m’intéressait!
Et vous, que seriez-vous prêt à sacrifier pour une œuvre d’art (excluant votre belle-mère)? Faites vos offres!

4 Commentaires:
Oui, j'ai investi dans l'art à deux reprises. La première fois, c'était pour un coup de foudre qui a fracassé mon coeur lorsque j'ai vu cette minuscule toile à Sainte-Flavie, en Gaspésie. Je l'ai achetée tout simplement, pour savoir que, pendant la transaction, la toile en question était l'oeuvre du fils d'un célèbre peintre de la région. Elle orne mon vestibule et tous les gens qui entrent chez moi peuvent l'admirer.
La seconde fois, c'était pour avoir une marque authentique d'une de mes très chères amies, ici, dans ma maison. Elle est artiste-peinte, elle crée du non-figuratif et sa toile: Quel Spectacle! avait chaviré mon coeur. Sylvie Cloutier en est l'auteur. C'est la raison pour laquelle j'ai investi dans son art. Parce que son énergie rayonnante fait partie de ma maison chaque jour.
Voilà, ce sont les raisons pour lesquelles j'ai investi dans l'art à quelques reprises: parce que c'était des coups de coeur. Et pour moi, l'art est être capable de concrétiser les élans du coeur et de l'âme. Ce que j'ai retrouvé dans les toiles qui ornent les murs de ma maison.
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Il y a une dizaine d'années, j'étais fauché, mais j'avais tout de même trouvé le moyen de me rendre à Worldcon, à Atlanta, un congrès de science-fiction auquel je rêvais d'assister.
Entre autres événements présentés, une vente aux enchères dont les profits étaient versés à une oeuvre de charité. Une oeuvre attire mon attention: un superbe loup peint sur une minuscule plume d'oiseau, encadré de deux autres plumes et surmontant une pointe de flèche en obsidienne.
Rapide visite au guichet automatique: il me reste à peine quelques centaines de dollars canadiens, ce qui fait à peine plus de deux cents.
Lorsque la pièce vient aux enchères, je mise. Une fois le 100 $US dépassé, il devient clair que nous sommes deux à vouloir l'oeuvre en question. Rendu à 175 $US, je sais qu'il me reste à peine 50 $US de manoeuvre. Risquant le tout pour le tout, dans un effort pour intimider l'autre acheteur potentiel, je mise le 50 $US.
Silence. Puis le fameux appel. 225, une fois, deux fois, trois fois. Adjugé!
Je n'avais jamais autant voulu une oeuvre, quelle qu'elle soit et aujourd'hui encore, je l'apprécie énormément.
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