dimanche, février 20, 2005

Et le Jutra du meilleur va à :

Qu’est-il arrivé au cinéma québécois pour que je n’y sois plus allergique?

Quand j’étais petite, j’entendais mes grandes personnes de parents discuter de leurs films culte québécois : Valérie, L’Initiation, Les deux femmes en or, Ti-Mine Berni et les autres etc.… Mal m’en pris, à l’âge et à l’ère de pouvoir les visionner, je me suis blessée l’imaginaire et j’ai juré, que plus jamais je n’irai voir un film québécois!
Mais l’histoire se termine bien, je me suis laissée séduite par Le Déclin de l’empire américain qui avait dépassé et de loin la comédie populaire des années 70’.

Suis-je guérie ou est-ce le 7ième art québécois qui a subi une thérapie?
Peut-être réalise t-on que la parlure québécoise ne cadre plus dans un monde que la mondialisation transforme en village ?
Peut-on parler de maturité et d’ouverture d’esprit de notre cinéma?
Quelle partie de cette évolution doit-on aux auteurs (parce que tout commence d’abord sous les doigts d’une plume)?

Bon j’avoue, je ne visionne pas tout. Elvis Gratton et Les Boys c’est au-dessus de mes forces.

Mes coups de cœur pour ce soir :

Elles étaient cinq
Les aimants
Dans une Galaxie près de chez-vous (oui, oui)
Quelques éclats d’aube (court/moyen métrage)
Soraida une femme de Palestine (documentaire)

Bonne soirée des Jutras!

19 Commentaires:

At dimanche, février 20, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Bonjour
Il est un peu délicat pour moi de m’exprimer sur ce sujet là.
Étant Français et ne résidant que depuis quelques années seulement ici, je ne connais pas encore trop « l’ancien » cinéma québecois.
Néanmoins, par diverses sources j’ai su et vu que ce n’était « pas fort ».
Actuellement, je trouves qu’il y a de très bonnes productions.. et cela s’améliore continuellement.
Le « marché » hélas, limite les productions et réalisations. L’argent sera toujours le « nerf de la guerre » et par conséquence prendra le pas sur les idées.
Mes coups de cœur ?
La grande séduction.
Nouvelle-France
Les invasions Barbares
Histoire de pen.

Stéph.

« Cinéma : Lieu dangereux en raison des risques de projection de navets . »
Marc Escayrol.

 
At dimanche, février 20, 2005, Blogger Nathalie a écrit...

Depuis les Invasions barbares et la Grande séduction ma vision du cinéma québecois a enfin changé. J'avoue que jamais, avant, je ne me serais aventuré au cinéma pour voir un film québécois. Je suis d'accord sur le fait que les productions ayant accès à plus d'argent, la qualité s'améliore. Mais je crois aussi que ce qui a le plus changé, c'est notre façon de voir les productions d'ici.
Nath

 
At dimanche, février 20, 2005, Blogger Linda a écrit...

L’argent brossera toujours un tableau peu flatteur du monde et la terre en aura toujours les éPôles couvertes de pellicules.

C'est vrai notre vision du cinéma québécois change, elle n'est plus hors champs.

 
At dimanche, février 20, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Désolé si mes "coups de coeur" ont un peu dépassés le cadre des jutras de ce soir... :))
Stéph.

 
At lundi, février 21, 2005, Blogger Marie-Chantal a écrit...

À mon avis, le cinéma québécois aborde des thèmes plus universels. N'oublie pas que dans les années 70, on ne partait de presque rien. J'ai encore du mal avec le cinéma québécois cependant...

 
At lundi, février 21, 2005, Blogger Linda a écrit...

C’est vrai Chantal et le fait politique des rendez-vous ratés avec l’histoire des référendums peut-il avoir joué un rôle dans l’évolution de notre cinéma vers le monde? De ce fait, il est peut-être devenu un mets «To take out» plutôt qu'un mets pour consommer sur place seulement.

La tendance au «remake» d’anciennes séries semble un virage payant, mais aimez-vous?

 
At mardi, février 22, 2005, Blogger Marie-Chantal a écrit...

Oui, tu as bien raison, on fait des remakes de tout ! Séraphin, le Survenant, Aurore...

Moi, Un homme et son péché, ça ne m'est pas apparu comme le chef-d'oeuvre du siècle... Je ne m'attends pas à plus avec les autres que je n'irai peut-être pas voir de toute façon. Même "Ma vie en cinémascope", je n'ai pas vu encore, et ce n'est pas un "remake"...

 
At mardi, février 22, 2005, Blogger Linda a écrit...

«Ma vie en cinémascope» c'est le remake d'une vie. :-)

 
At mardi, février 22, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Il m'arrive d'avoir envie de faire le remake de la mienne ...

 
At mercredi, février 23, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Pour changer le réalisateur ou les acteurs?

 
At mercredi, février 23, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Le scénario ...

 
At vendredi, février 25, 2005, Blogger Nathalie a écrit...

Tu veux de l'aide pour changer le scénario ?

 
At vendredi, février 25, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Une coécriture? Quelle jolie proposition... Oui, je crois que ça ferait un meilleur scénario.

Cette idée du scénario me rappelle le roman Siddharta d'Herman Hesse. À un certain moment, Siddharta se retrouve dans une salle remplie de portes, chacune correspondant à un scénario de vie s'étant déroulée différemment en fonction de choix différents qu'il aurait pu faire. Chaque porte correspondait à un "et si ..." Et si je m'étais retrouvé avec telle personne? Et si telle chose était arrivée? Et si telle autre non? Évidemment, pas de scénario idéal...

Je me sens comme au milieu de cette salle, les portes étant celles de l'avenir autant que celles du passé.

Et si ...

 
At samedi, février 26, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

La vie est toujours une co-écriture... seul les co-auteurs(res) changent.

Francis ;-)

 
At samedi, février 26, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Si la vie est une co-écriture, j’aimerais être coauteure seulement de pages poignantes, touchantes, bouleversantes etc.. pour le reste on en fera un film muet!


Grande éprise à petit budget.

 
At dimanche, février 27, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

Les films à petits budgets sont parfois les meilleurs. Ils forcent des scénari plus créatifs. Ils nous permettent de savourer davantage de l'intérieur. Ils ont un charme et une intimité que le clin-clan des grandes productions permet rarement d'atteindre.

Merci de résonner ainsi.

 
At mercredi, mars 16, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

C'est la première fois que je visite ce site. Étant moi-même une pelleteuse de nuages, ce n'est pas un hasard si je me retrouve ici...

J'ai lu avec intérêt tous les commentaires sur le cinéma québecois, dont je suis une adepte depuis, hé oui, Valérie :-). Il faut bien faire ses premiers pas. Sans glorifier ce film qui était, somme toute, très minable, je crois qu'il faut se raplacer dans le contexte de la fin des années 60. Le Québec sortait à peine de la "grande noirceur" et oser faire un tel film, à l'époque où les curés considéraient encore le frenchkiss comme un péché mortel, était socialement plutôt révolutionnaire. Il faut également se rappeler qu'à cette même époque le cinéma québecois produisait le film "Les ordres" (encore aujourd'hui un film de répertoire) sur la Crise d'octobre. Bref, le cinéma québecois en était alors à ses premiers balbutiements.

Mais revenons à une époque plus contemporaine. Je suis étonnée de n'avoir lu dans cet échange sur les Jutra aucune mention du magnifique film de Francis Leclerc (fils de Félix) intitulé: Mémoires affectives.... C'est de loin, selon mon humble avis,l'un des meilleur films que j'ai vus depuis des lustres (tous pays confondus). J'avais vu ce chef-d'oeuvre avant la soirée des Jutra et je suis très heureuse qu'il ait raflé les meilleurs prix. Je l'ai revu par la suite et j'en suis encore renversée. La photographie, l'intrigue, le jeu de Roy Dupuis, les paysages de Charlevoix en hiver. Magnifique. Et puis j'adore ce genre de films qui ne donnent pas toutes les clés, qui vous font réfléchir longtemps et que chacun interprète à sa manière. Qui laissent votre créativité poursuivre l'oeuvre.

Tout ça pour vous dire que je suis très fière de notre cinéma. Contrairement à notre voisin du Sud, je crois que nous évoluons vers un plus grand art et que notre distinction nous honore.

Laurie La Cinéphile

 
At mercredi, mars 16, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

C'est la première fois que je visite ce site. Étant moi-même une pelleteuse de nuages, ce n'est pas un hasard si je me retrouve ici...

J'ai lu avec intérêt tous les commentaires sur le cinéma québecois, dont je suis une adepte depuis, hé oui, Valérie :-). Il faut bien faire ses premiers pas. Sans glorifier ce film qui était, somme toute, très minable, je crois qu'il faut se raplacer dans le contexte de la fin des années 60. Le Québec sortait à peine de la "grande noirceur" et oser faire un tel film, à l'époque où les curés considéraient encore le frenchkiss comme un péché mortel, était socialement plutôt révolutionnaire. Il faut également se rappeler qu'à cette même époque le cinéma québecois produisait le film "Les ordres" (encore aujourd'hui un film de répertoire) sur la Crise d'octobre. Bref, le cinéma québecois en était alors à ses premiers balbutiements.

Mais revenons à une époque plus contemporaine. Je suis étonnée de n'avoir lu dans cet échange sur les Jutra aucune mention du magnifique film de Francis Leclerc (fils de Félix) intitulé: Mémoires affectives.... C'est de loin, selon mon humble avis,l'un des meilleur films que j'ai vus depuis des lustres (tous pays confondus). J'avais vu ce chef-d'oeuvre avant la soirée des Jutra et je suis très heureuse qu'il ait raflé les meilleurs prix. Je l'ai revu par la suite et j'en suis encore renversée. La photographie, l'intrigue, le jeu de Roy Dupuis, les paysages de Charlevoix en hiver. Magnifique. Et puis j'adore ce genre de films qui ne donnent pas toutes les clés, qui vous font réfléchir longtemps et que chacun interprète à sa manière. Qui laissent votre créativité poursuivre l'oeuvre.

Tout ça pour vous dire que je suis très fière de notre cinéma. Contrairement à notre voisin du Sud, je crois que nous évoluons vers un plus grand art et que notre distinction nous honore.

Laurie La Cinéphile

 
At mercredi, mars 16, 2005, Anonymous Anonyme a écrit...

C'est la première fois que je visite ce site. Étant moi-même une pelleteuse de nuages, ce n'est pas un hasard si je me retrouve ici...

J'ai lu avec intérêt tous les commentaires sur le cinéma québecois, dont je suis une adepte depuis, hé oui, Valérie :-). Il faut bien faire ses premiers pas. Sans glorifier ce film qui était, somme toute, très minable, je crois qu'il faut se raplacer dans le contexte de la fin des années 60. Le Québec sortait à peine de la "grande noirceur" et oser faire un tel film, à l'époque où les curés considéraient encore le frenchkiss comme un péché mortel, était socialement plutôt révolutionnaire. Il faut également se rappeler qu'à cette même époque le cinéma québecois produisait le film "Les ordres" (encore aujourd'hui un film de répertoire) sur la Crise d'octobre. Bref, le cinéma québecois en était alors à ses premiers balbutiements.

Mais revenons à une époque plus contemporaine. Je suis étonnée de n'avoir lu dans cet échange sur les Jutra aucune mention du magnifique film de Francis Leclerc (fils de Félix) intitulé: Mémoires affectives.... C'est de loin, selon mon humble avis,l'un des meilleur films que j'ai vus depuis des lustres (tous pays confondus). J'avais vu ce chef-d'oeuvre avant la soirée des Jutra et je suis très heureuse qu'il ait raflé les meilleurs prix. Je l'ai revu par la suite et j'en suis encore renversée. La photographie, l'intrigue, le jeu de Roy Dupuis, les paysages de Charlevoix en hiver. Magnifique. Et puis j'adore ce genre de films qui ne donnent pas toutes les clés, qui vous font réfléchir longtemps et que chacun interprète à sa manière. Qui laissent votre créativité poursuivre l'oeuvre.

Tout ça pour vous dire que je suis très fière de notre cinéma. Contrairement à notre voisin du Sud, je crois que nous évoluons vers un plus grand art et que notre distinction nous honore.

Laurie La Cinéphile

 

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