La grandeur de Félix au trop petit écran.
J’ai appris à lire dans la grammaire de mes grands frères : «Pieds nus dans l’aube».
«Nous somme tous nés, frères et sœurs, dans une longue maison de bois à trois étages, une maison bossue et cuite comme un pain de ménage, chaude en dedans et propre comme de la mie de pain».
«…C’était en vérité une têtue, buveuse de tempêtes et de crépuscules, décidée à mourir de vieillesse comme les deux ormes, ses voisins.»
Magnifique abreuvoir de mon imaginaire naissant…une maison bossue buveuse de tempêtes, il meublait, par ses textes, ma chambre scolaire. Dans ses chansons, il illustrait mes contes de fées…«De vieilles rosses traînant carrosses Et la fée Carabosse…». Je n’ai pas eu besoin d’une télé-série pour me faire connaître ce grand écrivain. Grand à un point tel, qu’on le désigne par son prénom. Le traitement onirique qu’on en a fait, m’agace, c’était citer ses rêves hors contexte. Tout ce tapage autour du Bozo de mon enfance vient m’interroger, ne vaut-il pas mieux laisser reposer en paix, dans leurs textes, les auteurs ? Diffuser ses textes plutôt que télédiffuser sa vie?

2 Commentaires:
Je me souviens de cette phrase de Félix: Si on ne peut pas changer d'idée, c'est peut-être qu'on a en qu'une (ou quelque chose du genre :-). Cependant, pour être tout à fait honnête avec vous, je dois avoué que je n'ai pas toujours aimé Félix, pour une raison très personnelle, je m'appelle... Francis :-) Et non, j'chu pas tout nu! Bien qu'aujourd'hui, je déteste pas... Quoi? Devine.
Et si j’avais deviné?
Quant à la chanson de Félix Leclerc portant ton nom, je ne retiens que ceci
«Francis, tous les oiseaux du monde
Viendront te chanter une ronde »
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