mercredi, juillet 02, 2008

Les assises d'une vie

Te souviens-tu des jours fréquentables
Où, côtes à côtes,
Tu déboutonnais mon corsage en herbe,
Assiégeais mes marées
Et filais juste après le dernier verre de rosée?

De la naissance de nos chaises hautes,
Trop rapidement devenues de parterre.
Leurs premiers barreaux,
Leurs premiers tremblements amoureux
Pour un vent trop audacieux.


Désormais à la retraite des bancs publics,
Le corsage écaillé par trop de beaux jours à tes côtés,
La tendresse de nos nuits, devenues infréquentables,
S’étang sur le dos des vagues.
Te souviendras-tu toujours de moi? Mon très chair!
Photo: L. Lauzon

2 Commentaires:

At mercredi, juillet 02, 2008, Anonymous Anonyme a écrit...

Chesse donc de vibre du pas assez
re chaissi toi …
et pis ton échancrure est toujours aussi ... euhhh assez … assez …

Yves

 
At jeudi, juillet 03, 2008, Blogger Linda a écrit...

aussi...d'actualité? Je suis une fille qui prend tout le bon temps, vieux comme d'avant-garde.

Avant-coureur de jupon va! :)

 

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