23 mars 2010

Drôle à mourir

(extrait de l'hommage à mon père décédé le 15 mars 2010)

Ni le plus fort, ni le plus courageux, ni le plus parfait, mon père était un homme bon. Généreux, entreprenant, amoureux et nostalgique, il répétait souvent : « On est si bien à la maison. » Pour lui, la seule chose qui pressait plus que partir, c’était revenir… Dieu aura du travail à faire pour le retenir, mais il ne s’ennuiera pas avec lui, car il est diablement attachant et drôle à mourir.

Herman, son ami fidèle, vient d’apprendre qu’il va nous quitter et lui dit : « Jean-Yves, je t’ai toujours suivi et je le ferai encore cette fois… » Il lui répond : « T’aurais pas envie de passer devant, juste une fois? » Jacqueline, infirmière aux soins palliatifs, entre dans sa chambre et le découvre immobile, suspect et sans souffle. Elle s’approche en douceur... Il ouvre subitement ses beaux yeux bleus et lui dit : « Je t’ai eue! » C’était déjà hier… quelques heures à peine avant de tous nous avoir!

Allo, allo… Dieu? Juste pour t’avertir qu’il arrive… au cas où tu déciderais de prendre ta retraite.

Si vous avez le goût d'exprimer vos condoléances...

17 Commentaires:

At 24 mars 2010 08:50, Blogger Danielle a écrit...

Salut Francis,

Jean-Yves a fait une escale dans ma petite exsistence à travers tes textes et tes hommages.Je ne l'avais jamais rencontré mais c'est tout comme!
Gosses bises, Danielle xxx

 
At 24 mars 2010 09:14, Anonymous Michelle Lauzé a écrit...

Bonjour Francis,

La dernière fois que je t’ai lu, j’ai eu du chagrin et de l’empathie, je t’ai offert un colleux virtuel... Cette fois-ci… suite et fin de l’histoire si je puis dire… la bonne formulation étant mes condoléances… Mes sympathies… (Je sais c’est un anglicisme) sauf que je n’ai jamais été douée pour ça… une fin reste une fin, un vide, un creux, un manque… l’absence… C’est comme arrivé trop tard… c’est aussi de faire face à son propre désarroi, la perte quoi… Dimanche, j’étais à mon premier cours de plongée… tout équipé pour la première fois… saut dans le vide pour arriver à l’eau via le dos… Ma tête ne voulait rien savoir… lesté d’une bonne vingtaine de kilos sans compter les plombs à la ceinture… Mon cerveau refusait catégoriquement de laisser mon corps se foutre à l’eau… Simplement peur de couler… sans possibilité de pouvoir renouveler l’air avec tout cet attirail… Peur d’être coincé dans le fond en sachant que la surface où il y a plein d’air, ben c’est plutôt loin quand t’es dans le fond à 20 pieds… Enfin, j’ai fini par descendre à la flotte plus doucement après m’être rassuré que je pourrais respiré… en dessous… c’est comme ouvrir les yeux pour dire : Je t’ai eue… Une dernière répétition avant le grand saut… Bon, je t’avais prévenue que j’étais lamentable pour les condoléances... Alors, voilà… vient dans mes bras pour un autre colleux. Ça, je sais bien faire… xx

 
At 24 mars 2010 09:15, Anonymous Marie a écrit...

Heureux Jean-Yves!
Ton texte, cher Francis, donne le goût de mourir pour se lire à travers les autres...
C'est donc ça, l'immortalité?
Merci!

 
At 24 mars 2010 09:19, Anonymous Marie Lampron a écrit...

J'ai eu l'impression de faire le voyage de sa vie avec lui. J'ai rit, j'ai pleuré, j'ai aimé, cet homme que je ne connais pas... Merci Francis, encore une fois, tu me touches là au plus profond de moi. Je suis de tout coeur avec toi et Sonia, je vous envoi des gros bisous et je pense à vous.

Marie des Rose xx

 
At 24 mars 2010 10:02, Anonymous Anonyme a écrit...

Je vous embrasse et vous accompagne en pensées!

 
At 24 mars 2010 10:27, Blogger ihalle a écrit...

M. Pelletier,

Toute l’équipe de Tourisme Centre-du-Québec tient à vous offrir ce message de sympathie et souligner que toutes nos pensées vous accompagnent durant ces moments.

 
At 24 mars 2010 10:28, Anonymous Gaétan Renaud a écrit...

Bonjour Francis,
Je suis de tout coeur avec toi.
À ma mort, j'aimerais qu'un ami écrive sur moi des mots aussi touchants.
Je prie pour toi, pour ta famille et pour ton papa.
Amitiés

 
At 24 mars 2010 10:48, Blogger agente-culture a écrit...

Au nom de la Corporation de développement culturel de Nicolet, j'offre mes plus sincères sympathies à ta famille ainsi qu'à toi, Francis. Et de façon un peu plus personnelle, je te remercie de m'avoir fait connaître une parcelle de l'homme exceptionnel que tu appelais papa. J'ai aussi perdu le mien il y a bientôt 3 ans et je me rappelle... Mais ces personnes qu'on aime continuent de vivre à travers nous... Mes meilleures pensées t'accompagnent.

Isabelle

 
At 24 mars 2010 10:50, Anonymous Anonyme a écrit...

Francis et Sonia,
Je vous présente mes condoléances. Jean-Yves doit laisser un aussi grand vide que la merveilleuse démesure de sa vie. Avec votre formidable manière d'écrire, j'ai encore une fois eu l'impression d'en vivre un bout avec lui. Oui, il sera sûrement très divertissant pour ceux qui le cotoient là où il est maintenant.
Je vous embrasse
Jocelyne Lizotte

 
At 24 mars 2010 10:55, Anonymous Marthe a écrit...

Salut Francis,

Ton père est un drôle de luron qui saura trouver tout le plaisir possible là où il est. Il faut maintenant suivre son exemple et toujours chercher à rire sinon à sourire...même si parfois c'est un peu plus difficile.
Je pense à toi,
Marthe

 
At 24 mars 2010 13:03, Blogger Francis Pelletier a écrit...

Ce matin, une secrétaire du bureau m'a chaleureusement remercié de l'avoir invitée. Elle dit que c'est la première fois de sa vie qu'elle ne voulait plus quitter un salon funéraire... Samedi dernier, nous avons tous vécu quelque chose de très très particulier.

Il est peut-être temps de repenser nos rites...

 
At 24 mars 2010 15:26, Anonymous Danielle LeBlanc a écrit...

Salut mon ami,

Je suis de tout coeur avec toi... j'ai aussi perdu mon papa en décembre dernier. Il y a un vide tout à coup... et ensuite, raconter ses bons et mauvais coups... écrire sur sa vie alors que la nôtre continue, ça aide à se réconcilier avec son départ.

Nous sommes sa suite, sa fierté, pour toujours. Le plus important, c'est de l'entendre rire, encore.

Vive les papas aux yeux bleus de bord de mer !

Je t'embrasse Francis, à bientôt

Danielle avec deux ailes

 
At 24 mars 2010 16:28, Blogger aa a écrit...

Allo mon cher Françis,
Je t'envoie une grosse bise de là où je suis - dans les choses du coeur, point de distance.
aa
x
x

 
At 24 mars 2010 17:07, Anonymous Anonyme a écrit...

Bon matin Francis,

Je viens de lire ton texte. C’est un excellent hommage qui remplit tout à fait sa mission fondamentale : rendre justice au disparu, boucler la dernière boucle. Tu le fais très dignement et avec beaucoup de style, comme toujours. Il en est sûrement très content. Quel personnage! Tu as de qui tenir avec toute cette énergie, ce goût du dépassement, du risque, la capacité à jouer sur plusieurs tableaux, cette revendication de la liberté à tout prix.

Que le printemps t’envahisse.

Amitiés

Frank

 
At 25 mars 2010 13:18, Anonymous Anonyme a écrit...

25 mars 2010 Salut Francis je me suis reconnue comme la secretaire du bureau quelle chance de te connaitre et que tu fasses parti de ma vie.Merci pour ce que tu es et pour ce que tu fais pour nous.Tu es un de ces personnages que notre coeur aime beaucoup.Hélene.

 
At 25 mars 2010 17:22, Anonymous Anonyme a écrit...

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un bon voyage » (Joachim de Belley)

Merci cher Francis d’avoir partagé ces belles émotions avec nous. Tes mots nous ont permis de voir ton père, de l’admirer et de souhaiter être capables à notre tour d’apporter à la vie et à ceux qui nous aiment, ne serait-ce qu’une partie de l’amour qu’il vous a donné.
Avec toute notre amitié.

Hédia Nasr et Jacques Toupin

 
At 10 avril 2010 10:56, Anonymous Louise-Andrée Truchon a écrit...

Bonjour Francis,
Nous nous sommes rencontrés vendredi au Salon du livre. Tu dégageais du déjà vu mais je viens d'apprendre que ton père c'était Jean-Yves. Il a été un très bon ami à Raymond et à moi. Je l'aimais beaucoup. Il était d'une sensibilité hors du commun.Nous avons beaucoup partager nos rires et nos pleurs ensemble. Quel homme généreux ! Je suis native de Matane et mon père le connaissait aussi comme un bon vivant. Je te souhaite toutes mes sympathies.
Louise-Andrée Truchon

 

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