Texte
Les esprits libre
L’amour déculotte la raison
et met l’âme à nu.
L’amour est sauvage,
il ne survit qu’en pleine liberté.
L’amour est indomptable,
sauf par la main qui caresse.
L’amour que l’on assassine
se fait fantôme dans la raison hantée.
Le temps défile à pas si feutrés
que l’on oublie qu’il passe.
Le temps est un artiste,
il retouche ceux qui l’habitent.
Le temps que l’on tue
ne meurt jamais sans se venger.
Le passé est révolu,
le futur incertain,
seul le présent a dans ses mains,
à la fois, les souvenirs et l’avenir.
On ne choisit jamais de naître.
On choisit parfois de mourir,
mais on choisit toujours de vivre.
Le bonheur est un leurre
auquel il faut mordre sans remords.
Les sens sont l’essence de la vie :
ils lient le corps à l’esprit ;
ils lisent le corps et l’esprit.
Les mots ne sont pas ceux que l’on dit,
mais ceux qu’ils entendent.
Il faut parfois fermer l’oreille
pour écouter son cœur.
Le soupir est le cri du silence.
Dans la main du poète,
la plume prend du poids.
Avec des lettres, on crée des mots.
Avec des mots, on écrit des lettres...
L’amitié est un échange intime
entre esprits libres d’arrières-pensées.
Truc pour devenir subitement riche :
se comparer à plus pauvre que soi.
L’argent n’achète que le matériel.
L’essentiel se paie en don de soi.
L’argent crée l’envie
de ceux qui en rêvent,
mais l’indifférence
de ceux qui vivent leurs rêves.
Peu importe leurs avoirs,
celui qui dit : « Merci » est riche,
celui qui dit : « Encore » est pauvre.
Croire en la vie, en l’amour,
s’y investir sans compter,
c’est risquer tout ce que l’on est,
pour devenir ce que l’on espère.
© Francis Pelletier (2005)
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