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  Février 2009  

Repenser sa vie

T'écrire l'amour...

Croyez-vous à la « crise de la cinquantaine »? Celle qui remet tout en question : le boulot, le couple, la famille, les amis, les valeurs... Celle qui sonne le réveil et pousse les hommes (et les femmes) hors de leur lit douillet... Celle qui fait courir tous les risques, même les plus fous... Celle qui transformera, pour le meilleur et pour le pire, le reste de votre existence...

Cessez de la craindre, car elle pourrait vous redonner vie! À une seule condition : que vous trouviez le courage de la regarder en face... au risque d’y perdre la vôtre. Et puis, que l’aventure vous tente ou non, vous pourrez difficilement y échapper, à moins... de crever avant 50 ans. Quel dommage!

Je viens de franchir le Cap Horn du demi-siècle. J’ai navigué, en solitaire, sur la plus agitée des mers intérieures. Attiré par le chant des sirènes, j’ai affronté des montagnes déferlantes de remises en question, avant de plonger mon regard dans l’oeil de mon propre cyclone. Pourtant, jusqu’au 49e parallèle, je pensais contrôler ma barque... C’est tellement plus facile qu’une débarque!

Ce matin-là, j’avais levé l’ancre et quitté la rive, comme les derniers jours... en oubliant qu’ils pouvaient réellement les devenir. Méfiez-vous toujours des ciels trop invitants. Puis, le temps s’est encore une fois moqué des prédictions. Le tonnerre a grondé. La mer a tremblé. Le soleil s’est caché. Un nuage a tiré. Une tempête s’est abattue.

J’étais à la barre d’un voilier qui n’allait nulle part, fouetté par l’averse et chahuté par les vents déchaînés du destin. Difficile de garder la tête hors de l’eau lorsque le ciel se noie dans la mer. Vaut toujours mieux perdre le contrôle que la confiance. J’étais imbibé de la conviction profonde que j’allais survivre. Cependant, je n’avais aucune d’idée de la rive sur laquelle j’allais m’échouer ni dans quel état...

Le voyage intérieur est à la fois le plus troublant et le plus fascinant, le plus épuisant mais aussi le plus enrichissant. Curieusement, comme dans L’alchimiste, mon plus récent périple m’a ramené vers une berge que je connaissais... si bien que je l’avais presque oubliée. Il m’aura simplement permis de la redécouvrir... comme une terre promise mais jamais acquise.

Je déguste cette douce période d’accalmie, car la vie est aussi imprévisible que le temps qui la compose, la raconte et la décompte.

J’aurais pu choisir de vivre toute cette aventure (comme beaucoup d’autres) dans le secret, l’hypocrisie et le mensonge... mais j’aurais coulé à pic, surtout si j’avais survécu. Je serais devenu un navire fantôme qui erre dans l’existence sans but ni raison. Non. J’ai préféré l’honnêteté et la transparence. J’ai choisi de confronter ma réalité au grand jour sous le regard parfois médusé de ceux qui m’observaient... pendant que je scrutais mon âme et la leur. Accompagner quelqu’un qui se remet en question nous impose de faire soi-même le cheminement et la réflexion. Pour comprendre, il faut se glisser dans la tête et le coeur de l’autre, festoyer avec ses propres démons, douter et redouter ses convictions... C’est infiniment plus difficile à faire que de porter bêtement des jugements.

Mes amis, beaucoup plus nombreux que je les croyais au départ, m’ont respecté et accompagné dans cette difficile et vitale odyssée. Ils ont été mes repères, mes bouées, mes phares et surtout mes caps d’espérance. Lorsqu’on traverse une tempête intérieure, il n’y a d’abris que les amis. Merci d’être.

Sans le regard des autres, nous n’existons pas. Les autres nous voient toujours mieux que nous-mêmes... et tel un miroir, ils nous reflètent ce que nous sommes. Encore faut-il les écouter et seule l’humilité permet de bien les entendre et de les comprendre. Impossible de trouver des réponses sans d’abord se poser des questions... et c’est ce qu’il faut faire tout au long de notre vie. Pourquoi? Parce que non seulement les questions, mais aussi les réponses changent.

Au cours de ce périple, je n’ai pas troqué la glace d’un miroir contre le feu d’une fourrure, mais j’ai échangé un bouquet de rêves contre un brin de réalité... Une réalité qui me fait voir d’un autre oeil mes rêves si précieux et me donne de nouveaux moyens de les concrétiser. Et dire que tout cela avait commencé par une toute petite prise de conscience chez Les Pelleteurs de nuages, à l’heure de passer enfin de l’adolescence à la vie adulte, de la récréation à la réalisation... Je me disais qu’à 22 ans, il était grandement temps de prendre ses responsabilités et sa destinée en main. Et à 50... 

 

Francis Pelletier

 


Je suis enchanté de vous annoncer la venue chez Les Pelleteurs de deux merveilleuses représentantes : Isabelle et Julie Pichette. Elles sillonnent le Québec pour encourager les marchands à « colorer la vie (de leurs clients) par touches fines de lumière et de poésie », un besoin essentiel par les temps qui courent... Elles sont nos yeux et nos oreilles sur le terrain et elles nous permettront de développer et de diffuser de nouveaux produits qui sauront combler vos attentes ou... les créer.

Je vous invite à syntoniser Rythme-FM Mauricie 100,1. Quatre fois par jour, du 1er au 14 février, vous pourrez y entendre nos six nouvelles capsules de poésie (et musique) intitulées : T’écrire l’amour, dont voici un petit avant-goût... Et profitez-en pour découvrir, lui offrir ou vous offrir, une nouvelle "Édition d'art" de cette magnifique collection. Bonne Saint-Valentin mes beaux Amours.

 



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