Repenser sa vie
Croyez-vous à la « crise de la cinquantaine »?
Celle qui remet tout en question : le boulot, le couple, la
famille, les amis, les valeurs... Celle qui sonne le réveil
et pousse les hommes (et les femmes) hors de leur lit douillet...
Celle qui fait courir tous les risques, même les plus fous...
Celle qui transformera, pour le meilleur et pour le pire, le reste
de votre existence...
Cessez de la craindre, car elle pourrait vous redonner vie! À une
seule condition : que vous trouviez le courage de la regarder
en face... au risque d’y perdre la vôtre. Et puis,
que l’aventure vous tente ou non, vous pourrez difficilement
y échapper, à moins... de crever avant 50 ans.
Quel dommage!
Je viens de franchir le Cap Horn du demi-siècle. J’ai
navigué, en solitaire, sur la plus agitée des mers
intérieures. Attiré par le chant des sirènes,
j’ai affronté des montagnes déferlantes de
remises en question, avant de plonger mon regard dans l’oeil
de mon propre cyclone. Pourtant, jusqu’au 49e parallèle,
je pensais contrôler ma barque... C’est tellement plus
facile qu’une débarque!
Ce matin-là, j’avais levé l’ancre et
quitté la rive, comme les derniers jours... en oubliant
qu’ils pouvaient réellement les devenir. Méfiez-vous
toujours des ciels trop invitants. Puis, le temps s’est encore
une fois moqué des prédictions. Le tonnerre a grondé.
La mer a tremblé. Le soleil s’est caché. Un
nuage a tiré. Une tempête s’est abattue.
J’étais à la barre d’un voilier qui
n’allait nulle part, fouetté par l’averse et
chahuté par les vents déchaînés du destin.
Difficile de garder la tête hors de l’eau lorsque le
ciel se noie dans la mer. Vaut toujours mieux perdre le contrôle
que la confiance. J’étais imbibé de la conviction
profonde que j’allais survivre. Cependant, je n’avais
aucune d’idée de la rive sur laquelle j’allais
m’échouer ni dans quel état...
Le voyage intérieur est à la fois le plus troublant
et le plus fascinant, le plus épuisant mais aussi le plus
enrichissant. Curieusement, comme dans L’alchimiste, mon
plus récent périple m’a ramené vers
une berge que je connaissais... si bien que je l’avais presque
oubliée. Il m’aura simplement permis de la redécouvrir...
comme une terre promise mais jamais acquise.
Je déguste cette douce période d’accalmie,
car la vie est aussi imprévisible que le temps qui la compose,
la raconte et la décompte.
J’aurais pu choisir de vivre toute cette aventure (comme
beaucoup d’autres) dans le secret, l’hypocrisie et
le mensonge... mais j’aurais coulé à pic, surtout
si j’avais survécu. Je serais devenu un navire fantôme
qui erre dans l’existence sans but ni raison. Non. J’ai
préféré l’honnêteté et
la transparence. J’ai choisi de confronter ma réalité au
grand jour sous le regard parfois médusé de ceux
qui m’observaient... pendant que je scrutais mon âme
et la leur. Accompagner quelqu’un qui se remet en question
nous impose de faire soi-même le cheminement et la réflexion.
Pour comprendre, il faut se glisser dans la tête et le coeur
de l’autre, festoyer avec ses propres démons, douter
et redouter ses convictions... C’est infiniment plus difficile à faire
que de porter bêtement des jugements.
Mes amis, beaucoup plus nombreux que je les croyais au départ,
m’ont respecté et accompagné dans cette difficile
et vitale odyssée. Ils ont été mes repères,
mes bouées, mes phares et surtout mes caps d’espérance.
Lorsqu’on traverse une tempête intérieure, il
n’y a d’abris que les amis. Merci d’être.
Sans le regard des autres, nous n’existons pas. Les autres
nous voient toujours mieux que nous-mêmes... et tel un miroir,
ils nous reflètent ce que nous sommes. Encore faut-il les écouter
et seule l’humilité permet de bien les entendre et
de les comprendre. Impossible de trouver des réponses sans
d’abord se poser des questions... et c’est ce qu’il
faut faire tout au long de notre vie. Pourquoi? Parce que non seulement
les questions, mais aussi les réponses changent.
Au cours de ce périple, je n’ai pas troqué la
glace d’un miroir contre le feu d’une fourrure, mais
j’ai échangé un bouquet de rêves contre
un brin de réalité... Une réalité qui
me fait voir d’un autre oeil mes rêves si précieux
et me donne de nouveaux moyens de les concrétiser. Et dire
que tout cela avait commencé par une toute petite prise
de conscience chez Les Pelleteurs de nuages, à l’heure
de passer enfin de l’adolescence à la vie adulte,
de la récréation à la réalisation...
Je me disais qu’à 22 ans, il était grandement
temps de prendre ses responsabilités et sa destinée
en main. Et à 50...
Francis Pelletier
Je suis enchanté de vous annoncer la venue chez Les Pelleteurs
de deux merveilleuses représentantes : Isabelle et
Julie Pichette. Elles sillonnent le Québec pour encourager
les marchands à « colorer la vie (de leurs clients)
par touches fines de lumière et de poésie »,
un besoin essentiel par les temps qui courent... Elles sont nos
yeux et nos oreilles sur le terrain et elles nous permettront de
développer et de diffuser de nouveaux produits qui sauront
combler vos attentes ou... les créer.
Je vous invite à syntoniser Rythme-FM Mauricie 100,1. Quatre
fois par jour, du 1er au 14 février, vous pourrez y entendre
nos six nouvelles capsules de poésie (et musique) intitulées :
T’écrire l’amour, dont voici un petit
avant-goût... Et profitez-en pour découvrir,
lui offrir ou vous offrir, une nouvelle "Édition
d'art" de cette magnifique collection. Bonne Saint-Valentin
mes beaux Amours.
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