Mode+art+vitamines=?
Qu’ont
en commun ces trois éléments? On parle parfois d’art
vestimentaire, d’une collection de vêtements, d’un
artiste à la mode, sans patron, bien taillé, très
culotté, avec ou sans boutons… Il n’y a pas à en
découdre, il existe un lien plus solide qu’un fil
entre la mode et l’art. Pourtant, fondamentalement, si la
mode passe, l’artiste, le vrai, demeure. Et les vitamines?
La mode est un art éphémère et généralement
portable (bien que j’avoue posséder certains trucs
avec lesquels je n’ai jamais osé m’exposer). Étrangement,
c’est en recouvrant le corps qu’elle dévoile
la personnalité : discrète ou exubérante,
sombre ou colorée, conservatrice ou avant-gardiste… Nos
vêtements nous trahissent. Même les super-héros
sans costume perdent leurs pouvoirs. Et les vitamines?
L’art, lui, est indémodable. Il habille les murs
et réchauffe les cœurs (bien que certains trucs très
intéressants donnent parfois des frissons). On ne sait pas
toujours pourquoi ni comment une œuvre ou un artiste nous
touche à un moment précis de notre vie. L’art,
lui aussi, révèle la personnalité de celui
qu’il choisit… Et les vitamines?
J’adore l’art, mais je ne crois plus aux galeries.
Seuls quelques adeptes fréquentent encore ces chapelles.
L’art n’est pas un chemin de croix. Il est le véhicule,
l’essence et la destination. Le passé, le présent
et l’avenir. L’expression de quelque chose qui dépasse à la
fois ceux qui le regardent et ceux qui le pratiquent. L’art
est la vie. Et les vitamines?
J’adore la mode. J’adore magasiner. Découvrir
les nouveaux vêtements. Admirer les lignes, effleurer les fibres,
palper les coutures. Détacher les lacets, libérer
les boutons et descendre lentement les fermetures éclair. Écouter
le chuchotement des tissus lorsqu’on les presse délicatement.
Beaucoup trop d’hommes se privent de ces petits plaisirs…
J’endosse les habits des Miyake et Yamamoto, fier comme
un samouraï des temps modernes. Je me traîne les pieds
dans tous les Jo Ghost qui hantent ma vie. Je tripote du bout des
doigts les chandails de Sarah Pacini. Je bave devant les comptoirs
de Wolford, Le Jaby et autres virtuoses de la fine dentelle. Voyeur
insatiable, je squatte chez Betsy Johnson dans l’espoir de
vous surprendre en flagrant délit d’essayage. J’ose
même faire porter les petites merveilles de Marithé-Girbaud,
Gaultier, Mosquino, Marie Saint-Pierre par quelques amies en quête
d’expériences ou, par défaut, aux jolies vendeuses
qui se prêtent avec plaisir au jeu…
Comment s’étonner que mon fils de 21 ans, qui m’a
parfois suivi dans ces escapades, partage la même passion
inconditionnelle pour les vêtements, les accessoires et autres
objets? David est né en 1986, quelques mois avant Les Pelleteurs
de nuages. L’art et la poésie furent ses tuteurs.
Depuis l’âge de 17 ans, il travaille dans une boutique
spécialisée, comme vendeur, acheteur, embaucheur,
planificateur, publiciste et gérant. Parallèlement,
il étudie en gestion et en administration. Il a étudié le
vêtement sous ses moindres coutures : appris à coudre,
créé des t-shirts, modifié des jeans, trafiqué des
chandails, couru les boutiques, fouillé le Web, visité les
boutiques de New York, assisté à des défilés,
participé à des « shows »,
acheté des collections et même lancé des modes.
Sa passion, son bon goût et son expérience lui ont
valu quelques offres fort intéressantes. Dans le domaine,
on le considère déjà comme un visionnaire…
Il y a environ deux ans, il m’a exposé son idée
et m’a demandé de m’associer avec lui pour développer
un concept unique de boutique. Ensemble, nous l’avons élaboré dans
ses moindres détails. Nous avons imaginé un lieu
exceptionnel où l’on pourrait retrouver, sous le même
toit, des vêtements chics décontractés, exclusifs
et accessibles, des objets étonnants, de splendides œuvres
d'art, de la poésie et même… des vitamines.
Ensuite, nous avons passé plusieurs mois à rédiger
le plan d’affaires, à trouver le financement, à recruter
les compagnies de vêtements, les partenaires, les designers,
les artistes... et les vitamines.
Nous avons baptisé ce concept : LOUNGE=mode+art+vitamines.
Il aura très bientôt pignon sur rue au centre-ville
de Trois-Rivières, puis fort probablement ailleurs, au cours
des années à venir…
Imaginez un lancement mémorable en présence d'une
panoplie d'artistes et de designers réputés :
Michel Pilon (photographe des « Illimites de l'homme »),
Yves Decoste (acrobate au Cirque du Soleil), Bruce Roberts (illustrateur
de l'année), Sylvie Bernard (artiste multidisciplinaire),
Robert Hamel (Les meubles qui parlent...), Anne Thomas (designer
d'objets), Ben Rusty (auteur-compositeur-interprète), DJ
Maranelli et plusieurs autres à découvrir... Qui
se pardonnerait de rater cette occasion unique? Certainement pas
vous!
Pour assister à ce 5 à 7 (+5), mardi le 1er avril
au 1345, rue Hart à Trois-Rivières, vous devez simplement
imprimer sur un carton le magnifique
tableau d’Isabelle Castonguay
ci-joint et le porter dans votre dos le soir de la grande première.
Et pour les vitamines? Venez, vous verrez!
Francis Pelletier
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